D’après Géo Confluences, un continent est, conformément à son étymologie (cum tenere, « tenir ensemble »), une immense étendue de terres émergées. Le continent se distingue donc des îles et archipels, isolés des autres terres par la mer (source).
Selon Le Robert, c’est une grande étendue de terre limitée par un ou plusieurs océans (source).
Alors, la question vient immédiatement à l’esprit : pourquoi parle-t-on de cinq continents sur ce principe ? Serait-ce un simple arrangement conventionnel ?
I. Le découpage en cinq continents : une convention historique
Le nombre de continents n’est pas une vérité scientifique absolue. Il dépend des critères retenus — géographiques, géologiques ou culturels.
a) Critère géographique : la définition des dictionnaires
Dans cette approche, on distingue : l’Afrique, l’Amérique (considérée comme un seul bloc), l’Asie, l’Europe et l’Océanie.
Ce modèle considère que l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud forment un ensemble continu, relié par l’isthme de Panama. Elles constituent donc un seul continent : l’Amérique.

b) Point de vue géologique
En géologie, la distinction repose sur les plaques tectoniques. L’Europe et l’Asie sont situées sur la même grande plaque, la plaque eurasienne. Il n’y a pas de séparation océanique nette entre l’Europe et l’Asie. La limite Oural–Caucase est conventionnelle, donc culturelle.
Ainsi, pour un géologue, on parlera plutôt du supercontinent Eurasie.
(Source scientifique : USGS, United States Geological Survey)
c) Résumé
Le découpage en continents résulte de :
1/ l’histoire des explorations européennes,
2/ des traditions éducatives,
3/ de considérations culturelles,
4/ et de choix pédagogiques.