INTRODUCTION

Le droit successoral français repose sur une fiction fondamentale : celle de la survie du patrimoine au-delà de la mort de son titulaire. Le de cujus — abréviation de l'expression latine is de cujus hereditate agitur, « celui dont la succession est en cause » — disparaît physiquement, mais son patrimoine, lui, continue d'exister dans un entre-deux juridique, en attente d'être transmis.

Cette fiction, héritée du droit romain et consacrée par le Code civil, mérite d'être interrogée avec rigueur. Car si la cause des droits du défunt s'éteint avec lui, ses droits et obligations ne devraient-ils pas connaître le même sort — ou mieux, être anticipés et organisés de son vivant ?

Références fondatrices :

Art. 720 Code civil — Ouverture de la succession au jour du décès

Art. 721 Code civil — Dévolution successorale

Art. 724 Code civil — Saisine héréditaire

I. LA FICTION JURIDIQUE DU PATRIMOINE POST MORTEM : UNE ANOMALIE ET ILLOGISME

The opening ends here.

You have just read the part that poses the problem. That is deliberately where open access stops. The corpus is a personal research project carried on since 1998, and the question has always interested me more than the conclusion.

Want to publish your own articles?

Join the Digital Synapse Exchange community and share your research.