Le Robert définit l’empathie comme la « capacité à se représenter ce que l’autre ressent »1. Il définit l’altruisme comme la « disposition à s’intéresser et à se dévouer à autrui », par opposition à l’égoisme2. Les deux mots ne désignent pas la même chose. Pourtant les sociétés contemporaines — psychologues, psychiatres, médias — ne parlent que du premier : on exalte l’empathie, on tait l’altruisme. Cette préférence, je voudrais le montrer, n’est pas un hasard de vocabulaire. C’est le choix d’une structure.

L'ouverture s'arrête ici.

Vous venez de lire la partie qui pose le problème. C'est délibérément là que s'arrête l'accès libre. Le corpus est un travail de recherche personnel poursuivi depuis 1998, et la question m'a toujours intéressé davantage que la conclusion.

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