Le Robert définit l’empathie comme la « capacité à se représenter ce que l’autre ressent »1. Il définit l’altruisme comme la « disposition à s’intéresser et à se dévouer à autrui », par opposition à l’égoisme2. Les deux mots ne désignent pas la même chose. Pourtant les sociétés contemporaines — psychologues, psychiatres, médias — ne parlent que du premier : on exalte l’empathie, on tait l’altruisme. Cette préférence, je voudrais le montrer, n’est pas un hasard de vocabulaire. C’est le choix d’une structure.
Personne ne ressent personne — Empathie — L'altruisme est la vertu que la pyramide ne peut enseigner —
L'ouverture s'arrête ici.
Vous venez de lire la partie qui pose le problème. C'est délibérément là que s'arrête l'accès libre — la question a toujours compté davantage que la conclusion.