IV. La défaillance épistémologique : asymétrie d'attention et débiteur défaillant
Les trois titres précédents ont diagnostiqué la défaillance dans ses manifestations historiques, statistiques et juridiques. Le présent titre remonte à ce qui, en amont des défaillances opérationnelles, en constitue le fondement épistémologique. La thèse soutenue est que la défaillance française en matière de protection des mineurs ne tient pas à une insuffisance d'outils ni à un défaut de ressources, mais à une structure mentale de la menace qui conçoit mal la condition juridique de l'enfant et qui répartit en conséquence l'attention institutionnelle de manière déformée.